Même si St Pons se trouve à l’écart des grandes voies romaines (la voie Domitienne qui depuis Montbazin rejoint St Thibéry et la voie qui depuis St Thibéry montait vers Milhau en suivant l’Hérault sur la rive opposée par rapport à St Pons), St Pons et son territoire sont traversés par deux chemins importants.
Le premier, le chemin salinier, monte depuis les étangs de Thau et du Bagnas et permettait de transporter le sel jusque vers Clermont l’Hérault et au-delà (voir la carte dans CLEMENT 1983 p.83-84 et son commentaire par HUPPE 2007 t.1 p.108-109 « chemins saliniers qui passent par Pomérols, Saint Pons de Mauchiens, Saint Pargoire bifurquent à Plaissan »).
Le second concerne les troupeaux. « Les troupeaux de la basse vallée de l’Hérault se rassemblaient sur le plateau des Paredous puis faisaient étape à la Grange de l’Air, l’ancienne villa de Areis (Cartulaire d’Agde 63.1202). La draille se dirigeait de Montagnac à Gignac par Saint Pons de Mauchiens, Saint Pargoire, Saint Marcel, Saint Amans de Teulet et Popian. » (voir carte dans CLEMENT 1983 p.73-74). Et ils rejoignaient au lieu-dit la Taillade, les ovins de l’antique diocèse de Maguelone après avoir suivi « une piste de crête millénaire qui fait la limite des cantons de Mèze et de Gignac et qui est identifiable à huit cents mètres à l’ouest de Valmagne ainsi qu’à Artamon et Chardonnet » (CLEMENT 1983 p.71), ce qui correspond aux crêtes de Marcouine sur lequel se trouve une capitelle pointue. Les troupeaux en transhumance montaient ainsi jusque sur le Larzac.
Les deux chemins, chemin salinier et draille, se croisaient donc dans les garrigues saint-ponaises, entre les Sept Fonts et les crêtes de Marcouine, l’un, le salinier, descendant vers le village pour rejoindre la plaine et l’autre, la draille, suivant la ligne de crête jusque vers le causse d’Aumelas.