Au Nord-Ouest, l’Hérault forme une limite naturelle seulement franchie par le passage d’une barque juste au-dessus des moulins de Roquemengarde (le tènement garde le nom de chemin de la barque).

Au Sud-Est, le prolongement des crêtes de Marcouine et le début du ruisseau du Joncastre forment aussi une limite naturelle surplombant les creux de Valmagne et du mas de Novi.

Vers Montagnac, cette limite va abandonner le ruisseau du Joncastre pour rejoindre les crêtes de Montredon et du Pioch de Casse avant de se prolonger dans les domaines de St Michel le Noir et de Lavagnac le Vieux.

Vers St Pargoire, la limite remonte de l’Hérault en suivant sur une partie le ruisseau du Rieutort et puis, en passant par le Pioch Blanc, elle rejoint à travers les garrigues le point le plus élevé des crêtes de Marcouine (altitude 192 m.). On peut remarque qu’à cet endroit se trouvent les restes d’une capitelle au toit pointu qui semble être postée là comme repère, visible de tous les environs.

« Adrien de Valois, dom de Vic et dom Vaissette, auteurs de l’Histoire du Languedoc, et d’Anville, remarquent que la connaissance de l’étendue de chaque ancienne cité ou peuple particulier, doit servir de règle pour fixer l’étendue des anciens diocèses. D’après ce principe, on peut établir que le diocèse de Maguelone était séparé des diocèses d’Agde, de Béziers et de Lodève, par la même ligne qui séparait le territoire des Volces Arécomiques de celui des Volces Tectosages, et qui passait entre Agde et Cette jusqu’à Saint Etienne d’Issensac ».(FISQUET 1864 p.30).

Et Carou renvoie à la limite entre les Ligures et les Ibères : « FestusAvienus y divise leur domaine (des Ligures) de celui des Ibères par l’étang de Thau… Cette limite coincide : 1° avec la ligne divisoire des anciens diocèses d’Agde et de Maguelone ; 2° avec une particularité philologique que nous croyons devoir signaler : c’est sur ce point que commence le dialecte qui, par graduations plus ou moins sensibles, devient, vers le Rhône, l’idiome des Provençaux, et que cesse l’usage ibérien de remplacer le V par le B »(CAROU 1865 p.112) … « Toutes les peuplades du Languedoc étaient connues des Romains sous le nom général de Volces. On les divisait en Tectosages (capitale Toulouse) et Arécomiques (capitales Nîmes) » (CAROU 1865 p.134).

Le territoire saint-ponais se trouve donc dans une zone de frontières établies depuis fort longtemps et l’on comprend que l’on ait utilisé la position et la forme de son piton pour en faire un repère et/ou un veilleur.