Stéphane MAUNE « Les campagnes de la cité de Béziers dans l’Antiquité (partie nord-orientale) (IIe s. av. J.-C. – VIe s. ap. J.-C.) », éditions Monique Mergoil, Montagnac 1998
Sept-Fonts Sud-Est
SPO 007-276
Habitat, 200m2
Fin IVe s.-milieu Ve s.?
Cet habitat tardo-antique a été découvert par M. Blayac en 1989 lors du charruage des parcelles 254 et 253 (actuellement remembrées en une seule). En surface, el site se signalait par un pierras séparant les deux parcelles, pendant les travaux agricoles les soubassements d’un mur en pierre sèche d’environ 5m de long pour 1m de large ont été détruits.
Le mobilier récolté est le suivant : 3 pesons de tisserand taillés dans des fragments de tegula, quelques fragments d’un petit dolium, quelques fragments d’amphores africaines tardives, 1 lèvre de Keay XXV (apparentée), 6 fragments et 2 lèvres de DSP (type 3a et 12-34 ?), céramique à pisolithes (10 fragments, 1 fond plat, 9 lèvres, 2 de type A7, 1 de type C2b, C2c, B5a, B5c et indéterminées), un peu de céramiquecommune réductrice, 10 fragments de céramique commune oxydante orangée et 1 lèvre et 2 fragmentsde Dr. 2-4 qui indiquent que les occupants de Sept-Fonts Sud-est ont effectué des prélèvements sur le site cultuel voisin. Enfin, l’examen du mobilier du site voisin de Sept-Fonts a permis d’isoler 1 lèvre de marmite 5b en céramique à pisolithes (surface) qui témoigne elle aussi d’une fréquentation du monument augustéen ou de ses ruines à la fin de l’Antiquité.
En ce qui concerne le bâti, plusieurs observations ont été faites : un examen attentif des pierres a montré l’absence totale de béton de tuileau, de mortier ou de chaux, nous avons donc à faire à une construction en pierre sèche, l’absence totale de tegula ou d’imbrex indique sans doute la présence d’un toit en matériaux périssables ou en pierres plates. En fait, il semblerait que nous soyons en présence d’un habitat très modeste, peut-être occupé par une famille d’éleveurs comme le laisse supposer la trouvaille des trois pesons. En effet, le terroir calcaire environnant et la proximité d’une source pérenne se prêtent bien à ce type d’activité. Le gisement est installé sur une petite terrasse du vallon du ruisseau de Sept-Fonts exposée au sud.
Le site de Sept-Fonts Sud-est semble donc être un gisement de taille modeste ne paraissant pas avoir succédé à un habitat plus ancien, créé sans doute à la fin du IVe s. et abandonné au Ve s. comme l’indiquent l’absence de céramique du groupe Pabiran et la chronologie de la céramique à pisolithes. A noter la proximité d’un chemin conduisant à la nécropole contemporaine de Béluguette (située à plus de 1000m) et qui correspond à un vieil itinéraire salinier remontant au moins à l’époque moderne.
Bibliographie : Mauné 1992c, 1993e, 1995f et 1996a.
Sept Fonts Sud Est Mauné 2
Stéphane MAUNE « Les campagnes de la cité de Béziers dans l’Antiquité (partie nord-orientale) (IIe s. av. J.-C. – VIe s. ap. J.-C.) », éditions Monique Mergoil, Montagnac 1998
Sept-Fonts Sud-Est
SPO 007-276
Habitat, 200m2
Fin IVe s.-milieu Ve s.?
Cet habitat tardo-antique a été découvert par M. Blayac en 1989 lors du charruage des parcelles 254 et 253 (actuellement remembrées en une seule). En surface, el site se signalait par un pierras séparant les deux parcelles, pendant les travaux agricoles les soubassements d’un mur en pierre sèche d’environ 5m de long pour 1m de large ont été détruits.
Le mobilier récolté est le suivant : 3 pesons de tisserand taillés dans des fragments de tegula, quelques fragments d’un petit dolium, quelques fragments d’amphores africaines tardives, 1 lèvre de Keay XXV (apparentée), 6 fragments et 2 lèvres de DSP (type 3a et 12-34 ?), céramique à pisolithes (10 fragments, 1 fond plat, 9 lèvres, 2 de type A7, 1 de type C2b, C2c, B5a, B5c et indéterminées), un peu de céramiquecommune réductrice, 10 fragments de céramique commune oxydante orangée et 1 lèvre et 2 fragmentsde Dr. 2-4 qui indiquent que les occupants de Sept-Fonts Sud-est ont effectué des prélèvements sur le site cultuel voisin. Enfin, l’examen du mobilier du site voisin de Sept-Fonts a permis d’isoler 1 lèvre de marmite 5b en céramique à pisolithes (surface) qui témoigne elle aussi d’une fréquentation du monument augustéen ou de ses ruines à la fin de l’Antiquité.
En ce qui concerne le bâti, plusieurs observations ont été faites : un examen attentif des pierres a montré l’absence totale de béton de tuileau, de mortier ou de chaux, nous avons donc à faire à une construction en pierre sèche, l’absence totale de tegula ou d’imbrex indique sans doute la présence d’un toit en matériaux périssables ou en pierres plates. En fait, il semblerait que nous soyons en présence d’un habitat très modeste, peut-être occupé par une famille d’éleveurs comme le laisse supposer la trouvaille des trois pesons. En effet, le terroir calcaire environnant et la proximité d’une source pérenne se prêtent bien à ce type d’activité. Le gisement est installé sur une petite terrasse du vallon du ruisseau de Sept-Fonts exposée au sud.
Le site de Sept-Fonts Sud-est semble donc être un gisement de taille modeste ne paraissant pas avoir succédé à un habitat plus ancien, créé sans doute à la fin du IVe s. et abandonné au Ve s. comme l’indiquent l’absence de céramique du groupe Pabiran et la chronologie de la céramique à pisolithes. A noter la proximité d’un chemin conduisant à la nécropole contemporaine de Béluguette (située à plus de 1000m) et qui correspond à un vieil itinéraire salinier remontant au moins à l’époque moderne.
Bibliographie : Mauné 1992c, 1993e, 1995f et 1996a.